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  • Christian Cambois

Quelques mots sur ma foi


Attentif et désabusé, j'ai assisté cent fois aux débats télévisés sensés opposer scientifiques rationalistes et tenants d'une foi. Ces « ébats » entre les nouveaux « marchands du temple », les marchands de temples nouveaux et quelques inquisiteurs scientifiques murés dans leur tour d'ivoire, atteignent des niveaux remarquables de médiocrité. Face à tant de « mauvaise foi », de part et d'autre, j'ai souhaité me tenir informé de l'état réel de nos connaissances relatives à l'univers ou à la matière.

Si je recule toujours devant les formules compliquées, je parviens toutefois à saisir la ligne principale des théories avancées. Je fus dès lors édifié de constater que l'on présentait toujours comme certitudes à nos enfants des théories mouvantes, écrites au conditionnel, et usant de « constantes » mathématiques dont la consistance rappelle plutôt le caoutchouc que l'acier le plus dur. Je ne fus pas surpris d'apprendre qu'une grande part des découvertes scientifiques majeures et innovantes ressortait du hasard, de la chance, de l'intuition et qu'une autre était due à l'obstination acharnée d'amateurs passionnés, « éclairés », hérétiques, qui s'étaient refusés à croire aux affirmations péremptoires des sommités de leur époque, enfermées dans leur dogme provisoire.

Constatant l'orgueil démesuré de ces prétendants à la « vérité unique », leur goût immodéré du pouvoir, le frein qu'ils constituent à la naissance de conceptions nouvelles, j'ai peu à peu pris confiance en mes guides et mis un bémol à la modestie de mon propre savoir. Ceux que je nomme mes guides, aux personnalités diverses, n'ont jamais éprouvé le besoin de s'affubler de noms à consonance hindoue ou asiatique. Ils n'ont pas non plus évoqué la hiérarchie des anges. Ils m'ont laissé libre de mes choix, de mes engagements. Ils se sont présentés simplement, sans hauteur ni mépris, comme des amis, des frères, pour m'inculquer ce qu'ils présentaient comme une initiation, un cours, que nul d'ailleurs ne m'imposait de suivre. Si je sais leur prénom, leur douceur, leur humour, j'ignore leur regard, l'ovale ou l'arrondi de leur visage, les conditions précises de leur existence passée ou présente. Comme chacun de nous ici-bas, chaque être, au-delà, semble disposer d'un savoir particulier, spécialisé, sans doute hérité de son passage dans la chair, poursuivi et amplifié ensuite.

Je fus conscient, dès le début, des remous intérieurs qui peuvent résulter d'une telle expérience mais j'y étais préparé depuis un quart de siècle. J'avais lu ces histoires effrayantes de possession démoniaque, ces récits d'exorcisme ou ces avertissements des « docteurs de la foi » sur les dangers de communiquer avec les esprits.

Le diable a la puissance que nous lui concédons. Je lui ai refusé tout accès à mon âme. Mes joies ou mes chagrins, je les reçois de dieu, d'un dieu auquel je ne prétends conférer d'ailleurs aucune définition précise. Je le conçois modestement comme la source, l'énergie qui nous porte. Lorsque je m'y réfère, je préfère parler du « plan divin », ce terme de plan conservant son double sens de « projet » ou de « champ » liant ainsi les deux conceptions du temps et de l'espace.

Chacun va où sa vie le mène. Attiré par l'inconnu, comme un aimant par le nord magnétique, je n'ai jamais fui ni négligé les réalités du quotidien. Je conserve mes pieds ancrés sur cette terre même quand mon regard se perd dans les étoiles.



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